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| 25-05-2010 | |
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Communiqué d’Info-Birmanie 6 septembre 2010 Le Canada et la Hongrie en faveur de la mise en place d’une commission d’enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Birmanie « Le Canada soutient les travaux du Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Birmanie ainsi que l’idée d’une commission d’enquête sous l’égide de l’ONU pour investiguer les graves violations des droits de l’homme perpétrés par le régime birman” déclarait le 3 septembre Catherine Loubier, porte parole du ministère des Affaires étrangères, suite à la déclaration du ministre canadien des affaires étrangères Lawrence Cannon. Elle ajoute “nous travaillerons de concert avec nos alliés au sein de la communauté internationale afin de développer une approche commune pour soutenir les recommandations que le Rapporteur spécial soumettra à la prochaine Assemblée générale de l’ONU. » Le 6 septembre, la Hongrie est devenue le 6ème pays à déclarer publiquement son soutien à l’établissement d’une commission d’enquête. Le Ministre hongrois des Affaires étrangères Janor Martonyi a déclaré que « la République de Hongrie soutient l’établissement d’une commission d’enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Birmanie. Nous sommes convaincus que cette commission pourrait éclaircir la situation présente et ainsi contribuer à la promotion des droits de l’homme dans le pays. » Les appels pour l’établissement d’une telle commission se multiplient, tant au niveau des Etats que des organisations non gouvernementales. Dans un communiqué du 3 septembre Amnesty International appelait l’Assemblée générale des Nations unies à demander au Secrétaire général Ban Ki-moon d’établir aussi rapidement que possible une commission d’enquête relative à la situation des droits de l’homme en Birmanie. Communiqué d'Info-Birmanie 26 août 2010 Le Caucus européen inter-parlementaire sur la Birmanie demande aux pays membres de l’UE de soutenir l’établissement d’une commission d’enquête Constitué de parlementaires de 15 pays européens, le Caucus européen inter-parlementaire sur la Birmanie appelle les Etats membres de l’UE à soutenir officiellement la mise en place d’une commission d’enquête des Nations Unies sur la Birmanie. Selon Silver Meikar, membre exécutif du Caucus, « au vu des atrocités incessantes commises dans le pays, il est urgent pour la communauté internationale d’agir de manière ferme. Les pays membres de l’Union européenne doivent officiellement soutenir l’établissement d’une commission d’enquête. Celle-ci serait un premier pas essentiel pour mettre fin aux crimes atroces perpétrés en Birmanie. » Communiqué d’Info-Birmanie 18 août 2010
Les Etats-Unis en faveur de la mise
en place d’une commission d’enquête pour crimes de guerre et crimes contre
l’humanité en Birmanie.
Le 17 août, les Etats-Unis ont
officiellement exprimé leur soutien à la mise en place d’une commission
d’enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Birmanie.
C’est le cinquième gouvernement avec celui de l’Australie, du Royaume-Uni, de la
République Tchèque et de la Slovaquie à
déclarer publiquement son soutien à la mise en place d’une telle commission. La
prochaine Assemblée générale des Nations
unies se tiendra le 14 septembre. Les pays membres sont en pleine rédaction de
la 20ème résolution sur la Birmanie. Il
est aujourd’hui urgent que l’Union Européenne soutienne la recommandation de
M.Quintana, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en
Birmanie, sur la mise en place d’une commission d’enquête. Si cette demande
n’est pas entendue, le sentiment d’impunité avec lequel les généraux agissent
s’en trouvera renforcé.
à lire également:
article du Washington Post:http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/08/19/AR2010081905723.html
Communiqué d’Info-Birmanie 13 août 2010 Les élections birmanes annoncées pour le 7 novembre La commission électorale a annoncé ce matin la date du scrutin pour les élections générales, qui se tiendront le 7 novembre. Ces élections sont destinées à élire les représentants des deux chambres parlementaires : la chambre des représentants comptera 440 membres (330 élus et 110 représentants nommés par les militaires) et 224 membres siègeront à la chambre des nationalités, parmi lesquels 56 officiers militaires. L’USDP, le parti militaire créé par le premier ministre Thein Sein est d’ores et déjà le grand favori de ces élections : bénéficiant de la protection des plus hautes autorités de l’Etat, le parti a hérité des fonds et des ressources de l’organisation civile de masse éponyme (USDA), dissoute il y a quelques semaines. Les autre partis politiques font face à de multiples restrictions et contraintes : pression des forces policières sur les personnes s’étant enregistrées comme membres, interdiction d’organiser des meetings politiques publics, contraintes financières pour enregistrer les membres des partis auprès de la commission électorale (500 dollars par candidat, alors que le revenu journalier moyen est de 2 dollars), refus d’enregistrement de partis jugés trop populaires… Cela a conduit le responsable du parti UDP à jeter l’éponge la semaine dernière, dénonçant un traitement préférentiel pour l’USDP au détriment des autres partis. Ainsi, les élections à venir, qui sont l’aboutissement de la « feuille de route vers la démocratie » lancée par la dictature militaire en 2003, ne s’annoncent démocratiques que sur le papier. L’objectif de la junte, au pouvoir depuis 22 ans, est de légitimer au travers des urnes sa domination à long-terme sur le système politique en Birmanie : un futur gouvernement composé de membres de l’USDP ne sera en aucun cas un pas en avant vers la démocratie, mais seulement le prolongement du régime actuel. Le ministre birman des affaires étrangères avait suggéré en juillet, lors d’un sommet de l’Asean, qu’Aung San Suu Kyi pourrait participer aux élections… à partir du moment où son assignation à résidence serait levée. Incarcérée le 14 mai 2009 et condamnée à dix-huit mois d’assignation à résidence, la leader démocrate et Prix Nobel de la paix est privée de liberté depuis plus de 15 ans. Sa libération serait prévue le 14 novembre 2010, soit une petite semaine après les élections. Cette manœuvre de calendrier sera sans doute un geste tactique de la junte pour alléger les pressions de la communauté internationale, très sceptique à l’égard des élections à venir. Contact presse : Isabelle Dubuis (06.83.37.80.38) à lire également: article de The Economist :
article du Courrier International: http://www.courrierinternational.com/article/2010/08/19/campagne-electorale-sous-haute-surveillance
Photo-pétition pour l’ouverture d’une enquête sur les crimes contre l'humanité commis en Birmanie
3300 villages déjà détruits par l‘armée en quinze ans, travail forcé, déplacements de population, meurtres, tortures, viols, enrôlement de force de 70 000 enfants dans l‘armée… La violence à l’encontre de la population birmane a atteint son apogée. En mars 2010 Tomás Ojea Quintana — rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Birmanie — a recommandé à l’ONU la création d’une commission d’enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.
Soutenez cette demande en vous joignant à cette nouvelle action: une photo-pétition. Pour participer : 1) imprimer l'une des feuilles proposées en modèle ci-dessous (classement par violation dans les fichiers à télécharger ci-dessous) 2) vous prendre en photo en tenant la feuille et 3) nous envoyer cette photo. En nous envoyant votre photo vous témoignerez de votre soutien à cette grande campagne pour la justice et contre l’impunité en Birmanie. Fichier 1 : prisonniers politiques Fichier 2 : viols Fichier 3: enfants_soldats (et d'autres à venir prochainement)
Cette campagne a été lancée par Burma Partnership, une organisation qui fédère les demandes des associations birmanes qui luttent pour la démocratie et le respect des droits de l'homme dans leur pays.
La campagne est relayée en France par Info-Birmanie Les Nouvelles de Birmanie Téléchargez le bulletin d'information les Nouvelles de Birmanie du mois de juillet et retrouvez toutes les newsletters d'Info Birmanie des mois précédents dans la rubrique : INFORMATIONS / Les Nouvelles de Birmanie
Election Watch : le suivi du processus électoral, mois par mois Retrouvez toutes les informations sur les élections 2010 dans notre rubrique "2010 Election Watch"
Analyse du processus électoral - juin-juillet 2010
Bien que la campagne électorale n'ait pas officiellement commencé, le parti de l’USDP (Union Solidarity and Development Party) joue déjà un rôle important. Dirigé par des membres du gouvernement actuel, y compris le Premier Ministre Thein Sein, le parti bénéficie de l'appui du mouvement pro-junte USDA (Union Solidarity and Development Association) et de la protection des plus hautes autorités de l'État. L’USDP a démarré très vite une campagne non officielle, recrutant régulièrement des partisans et des observateurs électoraux dans tout le pays et organisant des formations. Jusqu'à présent, 42 partis ont déposé des demandes d’enregistrement pour participer aux élections et 33 se sont vus accorder une autorisation par la Commission électorale. Tous ces partis sont dans l’attente de l'annonce de la date des élections et ne peuvent démarrer leur campagne, car ils doivent d'abord recruter, dans les 90 jours, au moins 500 membres, pour des scrutins locaux, ou 1.000 membres, s’ils escomptent participer aux élections à l'échelle nationale. Dans le même temps, ils sont aux prises avec des problèmes financiers liés à la taxe d’enregistrement élevée que la loi électorale prévoit, à savoir 500.000 kyats (environ 500$) par candidat. Cette disposition a suscité beaucoup de questions sur la façon dont les partis politiques birmans seraient capables de faire face à cette requête, alors qu’1/3 de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. De tous les partis enregistrés, l’USDP est probablement l'un des rares à pouvoir se permettre ces frais. La Commission électorale a publié un premier ensemble de lois concernant la campagne, qui restreint la liberté d'association et de réunion. Il est notamment stipulé que les partis politiques enregistrés doivent obligatoirement demander la permission à la Commission électorale pour tout discours ou rassemblement organisés hors de leur propre bureau. Dans un même temps, le gouvernement a mis en place un nouvel organe de censure, la Division de l’enregistrement et de la vérification de la presse (PSRD), créée afin de renforcer encore un peu plus cette censure. Than Nyein, porte-parole du parti National Democratic Force (NDF), groupe dissident de la LND, a déclaré que la NDF ne place pas de grands espoirs dans le processus électoral, mais a réaffirmé que la NDF a été créée afin de donner un statut juridique légal au parti. Les membres dirigeants de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) ont commencé, de façon imprévue, à voyager à travers le pays afin de rendre visite aux familles des prisonniers politiques et aux militants membres du Parti. L’objectif de ce voyage est de discuter des élections à venir et de justifier la décision de la LND de ne pas y participer. Il est également prévu de communiquer sur les concepts de droits individuels, de démocratie, et d’élections libres et équitables. En plus de tous ces échanges, ces voyages seront l’opportunité d'évaluer si les membres de la LND rencontrent des difficultés. En effet, la LND demeure une source d'aide sociale et économique importante pour de nombreuses familles en Birmanie, et ses dirigeants conservent une influence certaine sur le scénario électoral. À l'heure actuelle, la junte a fait le choix de ne pas intimider ou punir les dirigeants de la LND en liberté qui poursuivent leurs activités sociales et politiques, bien que leur parti soit devenu officiellement illégal. Aung San Suu Kyi a encouragé le parti à travailler activement sur les questions de réconciliation nationale, de droits de l’homme et de démocratie. Elle a récemment demandé à son avocat, Nyan Win, de relayer l’idée que les citoyens ont le droit inaliénable de ne pas voter. Les avocats d’Aung San Suu Kyi ont été par la suite mis en garde par les autorités de ne pas transmettre aux médias les opinions de Suu Kyi sur les prochaines élections. Des prisonniers politiques ont été questionnés par la « police spéciale » pour donner leur avis sur les élections et leur intention d’être ou non actif politiquement s’ils sont libérés. Ces enquêtes auprès de prisonniers politiques peuvent être liées à la peur du régime de ce que la LND, et les organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme pourraient faire ; mais une autre possibilité est que ces interrogatoires soient utilisés pour déterminer quels prisonniers sont toujours de potentiels « dangereux » activistes, et lesquels pourront être relâchés. En effet, une nouvelle vague de libération de prisonniers est attendue avant la tenue des élections, une tactique classique du régime militaire pour alléger la pression internationale. Ces libérations pourraient se produire en septembre, au moment du débat annuel des Nations unies, et qui pourrait donner lieu à une nouvelle réunion ministérielle du groupe des amis de la Birmanie. Après la visite du premier ministre chinois à Nay Pyi Daw, la junte a décidé de reporter après les élections la mise en œuvre du plan de gardes frontaliers (BGF), lorsque le nouveau gouvernement sera formé. La junte avait été plus que résolue à transformer l’ensemble des groupes de cessez-le-feu en forces frontalières, et ainsi prendre possession des territoires ‘manquants’, c’est-à-dire les portions du pays sous contrôle de milices et non de l’armée et des autorités nationales. Néanmoins, les groupes de cessez-le-feu continuent de garder non seulement le contrôle tant politique que militaire de leurs zones respectives, mais sont également vitaux dans les relations économiques transfrontalières, en particulier avec la Chine. Le premier ministre chinois Wen Jabao, lors de sa visite en Birmanie, n’a pas manqué de souligner que son pays n’accepterait pas un nouveau conflit le long de la frontière chinoise (un conflit avait éclaté en août 2009 dans la région Kokang, provoquant l’afflux de plus de 30.000 réfugiés en Chine). La junte a alors annoncé lors d’une réunion avec le groupe Wa (UWSA) que la question BGF sera gelée jusqu’aux élections. Si la perspective d’une reprise du conflit semble s’éloigner, la question ethnique n’en demeure pas moins éludée, ce qui pourrait avoir deux graves conséquences. La première est que le pays continuera d’être fragmenté, politiquement et économiquement. La junte et la commission électorale vont très certainement décider de suspendre la tenue du scrutin électoral dans les zones de cessez-le-feu en invoquant les lois électorales (qui permettent notamment d’arguer le manque de sécurité comme raison pour annuler les élections à l’échelle locale). Cette décision exclurait une partie du pays et de ses citoyens du processus politique et perpétuerait une situation d’instabilité et de fragmentation. L’autre conséquence sera l’intensification des activités d’espionnage et de pression sur les leaders ethniques, avec des impacts très négatifs sur les violations des droits de l’homme, déjà massives et généralisées dans les régions peuplées de minorités ethniques. (ce document a été rédigé par le gouvernement birman en exil - NCGUB - et traduit par Info-Birmanie) Photo-pétition pour l’ouverture d’une enquête sur les crimes contre l'humanité commis en Birmanie
3300 villages déjà détruits par l‘armée en quinze ans, travail forcé, déplacements de population, meurtres, tortures, viols, enrôlement de force de 70 000 enfants dans l‘armée… La violence à l’encontre de la population birmane a atteint son apogée. En mars 2010 Tomás Ojea Quintana — rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Birmanie — a recommandé à l’ONU la création d’une commission d’enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.
Soutenez cette demande en vous joignant à cette nouvelle action: une photo-pétition. Pour participer : 1) imprimer l'une des feuilles proposées en modèle ci-dessous (classement par violation dans les fichiers à télécharger ci-dessous) 2) vous prendre en photo en tenant la feuille et 3) nous envoyer cette photo. En nous envoyant votre photo vous témoignerez de votre soutien à cette grande campagne pour la justice et contre l’impunité en Birmanie. Fichier 1 : prisonniers politiques Fichier 2 : viols Fichier 3: enfants_soldats (et d'autres à venir prochainement)
Cette campagne a été lancée par Burma Partnership, une organisation qui fédère les demandes des associations birmanes qui luttent pour la démocratie et le respect des droits de l'homme dans leur pays.
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Analyse du processus électoral - juin-juillet 2010
Bien que la campagne électorale n'ait pas officiellement commencé, le parti de l’USDP (Union Solidarity and Development Party) joue déjà un rôle important. Dirigé par des membres du gouvernement actuel, y compris le Premier Ministre Thein Sein, le parti bénéficie de l'appui du mouvement pro-junte USDA (Union Solidarity and Development Association) et de la protection des plus hautes autorités de l'État. L’USDP a démarré très vite une campagne non officielle, recrutant régulièrement des partisans et des observateurs électoraux dans tout le pays et organisant des formations. Jusqu'à présent, 42 partis ont déposé des demandes d’enregistrement pour participer aux élections et 33 se sont vus accorder une autorisation par la Commission électorale. Tous ces partis sont dans l’attente de l'annonce de la date des élections et ne peuvent démarrer leur campagne, car ils doivent d'abord recruter, dans les 90 jours, au moins 500 membres, pour des scrutins locaux, ou 1.000 membres, s’ils escomptent participer aux élections à l'échelle nationale. Dans le même temps, ils sont aux prises avec des problèmes financiers liés à la taxe d’enregistrement élevée que la loi électorale prévoit, à savoir 500.000 kyats (environ 500$) par candidat. Cette disposition a suscité beaucoup de questions sur la façon dont les partis politiques birmans seraient capables de faire face à cette requête, alors qu’1/3 de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. De tous les partis enregistrés, l’USDP est probablement l'un des rares à pouvoir se permettre ces frais. La Commission électorale a publié un premier ensemble de lois concernant la campagne, qui restreint la liberté d'association et de réunion. Il est notamment stipulé que les partis politiques enregistrés doivent obligatoirement demander la permission à la Commission électorale pour tout discours ou rassemblement organisés hors de leur propre bureau. Dans un même temps, le gouvernement a mis en place un nouvel organe de censure, la Division de l’enregistrement et de la vérification de la presse (PSRD), créée afin de renforcer encore un peu plus cette censure. Than Nyein, porte-parole du parti National Democratic Force (NDF), groupe dissident de la LND, a déclaré que la NDF ne place pas de grands espoirs dans le processus électoral, mais a réaffirmé que la NDF a été créée afin de donner un statut juridique légal au parti. Les membres dirigeants de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) ont commencé, de façon imprévue, à voyager à travers le pays afin de rendre visite aux familles des prisonniers politiques et aux militants membres du Parti. L’objectif de ce voyage est de discuter des élections à venir et de justifier la décision de la LND de ne pas y participer. Il est également prévu de communiquer sur les concepts de droits individuels, de démocratie, et d’élections libres et équitables. En plus de tous ces échanges, ces voyages seront l’opportunité d'évaluer si les membres de la LND rencontrent des difficultés. En effet, la LND demeure une source d'aide sociale et économique importante pour de nombreuses familles en Birmanie, et ses dirigeants conservent une influence certaine sur le scénario électoral. À l'heure actuelle, la junte a fait le choix de ne pas intimider ou punir les dirigeants de la LND en liberté qui poursuivent leurs activités sociales et politiques, bien que leur parti soit devenu officiellement illégal. Aung San Suu Kyi a encouragé le parti à travailler activement sur les questions de réconciliation nationale, de droits de l’homme et de démocratie. Elle a récemment demandé à son avocat, Nyan Win, de relayer l’idée que les citoyens ont le droit inaliénable de ne pas voter. Les avocats d’Aung San Suu Kyi ont été par la suite mis en garde par les autorités de ne pas transmettre aux médias les opinions de Suu Kyi sur les prochaines élections. Des prisonniers politiques ont été questionnés par la « police spéciale » pour donner leur avis sur les élections et leur intention d’être ou non actif politiquement s’ils sont libérés. Ces enquêtes auprès de prisonniers politiques peuvent être liées à la peur du régime de ce que la LND, et les organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme pourraient faire ; mais une autre possibilité est que ces interrogatoires soient utilisés pour déterminer quels prisonniers sont toujours de potentiels « dangereux » activistes, et lesquels pourront être relâchés. En effet, une nouvelle vague de libération de prisonniers est attendue avant la tenue des élections, une tactique classique du régime militaire pour alléger la pression internationale. Ces libérations pourraient se produire en septembre, au moment du débat annuel des Nations unies, et qui pourrait donner lieu à une nouvelle réunion ministérielle du groupe des amis de la Birmanie. Après la visite du premier ministre chinois à Nay Pyi Daw, la junte a décidé de reporter après les élections la mise en œuvre du plan de gardes frontaliers (BGF), lorsque le nouveau gouvernement sera formé. La junte avait été plus que résolue à transformer l’ensemble des groupes de cessez-le-feu en forces frontalières, et ainsi prendre possession des territoires ‘manquants’, c’est-à-dire les portions du pays sous contrôle de milices et non de l’armée et des autorités nationales. Néanmoins, les groupes de cessez-le-feu continuent de garder non seulement le contrôle tant politique que militaire de leurs zones respectives, mais sont également vitaux dans les relations économiques transfrontalières, en particulier avec la Chine. Le premier ministre chinois Wen Jabao, lors de sa visite en Birmanie, n’a pas manqué de souligner que son pays n’accepterait pas un nouveau conflit le long de la frontière chinoise (un conflit avait éclaté en août 2009 dans la région Kokang, provoquant l’afflux de plus de 30.000 réfugiés en Chine). La junte a alors annoncé lors d’une réunion avec le groupe Wa (UWSA) que la question BGF sera gelée jusqu’aux élections. Si la perspective d’une reprise du conflit semble s’éloigner, la question ethnique n’en demeure pas moins éludée, ce qui pourrait avoir deux graves conséquences. La première est que le pays continuera d’être fragmenté, politiquement et économiquement. La junte et la commission électorale vont très certainement décider de suspendre la tenue du scrutin électoral dans les zones de cessez-le-feu en invoquant les lois électorales (qui permettent notamment d’arguer le manque de sécurité comme raison pour annuler les élections à l’échelle locale). Cette décision exclurait une partie du pays et de ses citoyens du processus politique et perpétuerait une situation d’instabilité et de fragmentation. L’autre conséquence sera l’intensification des activités d’espionnage et de pression sur les leaders ethniques, avec des impacts très négatifs sur les violations des droits de l’homme, déjà massives et généralisées dans les régions peuplées de minorités ethniques. (ce document a été rédigé par le gouvernement birman en exil - NCGUB - et traduit par Info-Birmanie) ![]() 650 signatures collectées entre le 27 mai et le 19 juin pour des élections libres en Birmanie ! La pétition est désormais close. Ces signatures ont été remises aux responsables du Ministère des Affaires étrangères ce jeudi 24 mai, en présence d'une représentante de l'opposition birmane. Merci à tous les signataires pour leur engagement ! Célébrations pour l'anniversaire d'Aung San Suu Kyi le 19 juin
Une célébration douce-amère puisqu’Aung San Suu Kyi demeure privée de liberté depuis plus de 14 années, et que la junte a récemment confirmé son maintien en détention. En cette année 2010, l’anniversaire du Prix Nobel de la Paix coïncide tristement avec le 20ème anniversaire des dernières élections démocratiques qui se sont tenues en Birmanie le 27 mai 1990 et durant lesquelles le peuple birman exprimait de façon irrévocable son désir de changement.
Alors que les généraux ont annoncé pour la fin de l’année 2010 la tenue de nouvelles élections législatives, le processus de démocratisation est au point mort et ce scrutin, qui s’annonce comme une farce électorale, garantira la pérennité de ce régime militaire, l’un des plus répressifs au monde. Face à ce risque d'institutionnalisation de la dictature en Birmanie, une grande coalition d’organisations birmanes et internationales a lancé une campagne pour clamer publiquement son opposition à la situation politique en Birmanie et dénoncer le processus électoral. A cet effet, une pétition a été lancée et les votes seront remis au gouvernement français après les célébrations des 65 ans d’Aung San Suu Kyi. A Paris, retrouvez-nous samedi 19 juin à partir de 18 heures avec au programme : 18 h : danses traditionnelles birmanes 18h45 : buffet birman 20h : projection du documentaire Burma VJ
21h30 : débat Lieu : 12, rue Guy de la Brosse – 75005 PARIS Métro Jussieu Pour plus d’infos sur l’évènement à Paris : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Action pour Aung San Suu Kyi samedi 19 juin à Strasbourg 18h : projection du documentaire Burma VJ
19h30 : débat Lieu : Cinéma Odyssée
3 Rue des Francs Bourgeois - 67000 Strasbourg Organisé par Info-Birmanie Strasbourg. Pour plus d’infos sur l’évènement à Strasbourg : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
MANIFESTATION à PARIS le 27 mai entre 14h et 16h -
Place du Trocadéro Communiqué de presse Paris, le 25 mai 2010
La communauté birmane de France et l’association Info Birmanie manifestent leur soutien aux Dix Alliances pour la démocratie et les droits des minorités ethniques en Birmanie en organisant une manifestation pour dénoncer publiquement son opposition à la situation politique en Birmanie. Le régime militaire a prévu des élections pour l’automne 2010 et ces élections n’auront aucune chance d’être « libres et équitables ». En fait, elles garantissent la pérennité de ce régime dictatorial.
Rejoignez-nous et venez signer la lettre que nous adresserons au Ministère des Affaires Etrangères
Jeudi 27 mai 2010, de 14 :00 à 16:00 Place du Trocadéro, où une urne géante sera là pour recevoir votre lettre signée.
15 avril 2010: Trois bombes ont explosé à Rangoun, faisant au moins 9 morts et 62 blessés, alors que la Birmanie célèbre en ce moment le nouvel an bouddhique
Deux contributions d'Info Birmanie sur le site Internet de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)
http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article3033
http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article3077 Aung San Suu Kyi et les prisonniers politiques interdits de participer aux élections législatives Analyse de certains points de la loi électorale publiée par le régime militaire birman (par US Campaign for Burma, traduction en français par Association Suisse Birmanie) 9 mars 2010 - Le régime militaire en Birmanie annonce aujourd’hui sa «Loi de la Commission de l’Union électorale» (State Peace and Democracy Council Law No. 1/2010) et sa «loi sur l’enregistrement des partis politiques (State Peace and Democracy Council Law No. 2/2010). Ces lois ont été signées par Than Shwe, et publiées dans le journal d'aujourd'hui. Une version anglaise de ces lois sera bientôt disponible. En attendant, voici quelques points que nous voudrions mettre en évidence. (1) Avec la “Union Election Commission Law” (la Commission de l’Union électorale) le régime va bientôt constituer la Commission électorale avec ceux qui ont sa confiance. Le régime autorise la Commission à convoquer des élections et lui donne le pouvoir de prise de décision finale, concernant le report des élections, le rejet, le suivi, la formation de sous-commissions, la formation des groupes, la compilation de la liste des votants admissibles, en formant des tribunaux pour juger les contentieux électoraux, le financement de sous-commissions, etc. Le régime autorise également la Commission à gérer, à superviser et à diriger les partis politiques. (Articles 4 et 10). (2) Avec la “Political Parties Registration Law” (loi sur l'enregistrement des partis politiques), le régime interdit la formation et la participation d'un parti politique à : -tous les moines, toutes les religieuses et les leaders d'autres religions, -tout le personnel gouvernemental, -tous les prisonniers politiques et les prisonniers, -tous les étrangers, -tous les membres de et ceux liés à des associations illégales et les groupes d'insurgés (Articles 4 et 10). L'Article 6 de la loi prévoit que les partis politiques sont tenus de présenter un engagement par écrit dans la demande à la Commission, en précisant qu'ils respecteront et protégeront la Constitution de 2008. L'Article 12 prévoit que tout parti qui n'est pas en mesure d'aligner au moins trois candidats à l'élection, n'est pas autorisé à continuer d'exister. L'Article 12 stipule également que le parti qui ne rejette pas ses membres (ceux qui ne sont pas éligibles pour être membres du parti tels que décrit dans l'Article 10) ne devrait pas être autorisé à exister. L'Article 25 précise que les partis politiques existants, tels que la National League for Democracy (NLD), sont tenus de présenter une demande à la Commission s’ils veulent continuer d'exister, dans les 60 jours suivant la date de l'annonce de la loi. La Commission décidera si elle le leur permet ou non, conformément à la loi. S'il n'y a pas de demande dans les 60 jours venant d'un parti politique existant, il sera considéré que ce parti est déjà automatiquement supprimé. Selon cet Article 25, la LND a 60 jours pour décider si elle soumettra une demande à la Commission pour sa pérennité, et ceci à partir du 9 mars 2010. La Commission acceptera ou rejettera sa demande. Comme d'autres, pour l'enregistrement de nouveaux partis, la LND a aussi besoin de prendre un engagement par écrit, précisant qu'elle respectera et protégera la Constitution de 2008. Si la NLD décide de se ré-enregistrer à la Commission, il sera demandé, par la Commission, d’exclure Daw Aung San Suu Kyi et d'autres dirigeants et membres qui sont dans les prisons, conformément aux Articles 4 et 10. Même ainsi, la LND ne sera autorisée à exister que si elle présente au moins 3 candidats à l’élection.
La campagne « Ma ville soutient Aung San Suu Kyi » rencontre un véritable succès auprès des élus locaux français !
Initiatives municipales concernant la libération d'Aung San Suu Kyi :
Lettres de soutien
entre octobre 2009 et février 2010, les mairies de AIX en PROVENCE, MARSEILLE, GRENOBLE, RENNES et LIMOGES ont adressé au comité de soutien pour Aung San Suu Kyi un courrier formel pour exprimer le soutien et la solidarité de leur ville à notre action.
Mairie de PONT SAINTE-MAXENCE (60) - février 2010
Courrier du Maire: [...] Au nom de Pont-sainte-Maxence, je tiens donc à exprimer mon indignation et ma plus vive préoccupation face à cette nouvelle atteinte aux droits de l’Homme perpétrée par le régime birman. Je veux assurer Aung San Suu Kyi, et à travers elle, les démocrates birmans, de notre totale solidarité.
La ville de PONT SAINTE-MAXENCE déclare Aung San Suu Kyi citoyenne d'honneur
Nous demandons avec force la libération immédiate d’Aung San Suu Kyi, et nous souhaitons que toutes les voies d’une indispensable pression internationale soient explorées à cet effet. Le combat admirable et le courage de cette militante de la démocratie doivent en effet mobiliser, de par le monde, toutes les volontés attachées à ces valeurs essentielles. Le combat pour la démocratie partout dans le monde participe de notre travail quotidien pour que la culture de la Paix s’invite dans nos comportements, nos choix et nos décisions. Elevons Aung San Suu Kyi au rang de citoyenne d’honneur de notre Ville, signe de notre engagement universel pour la paix.
Mairie de BARBAZAN-DEBAT (65) - courrier du 2 février 2010
Courrier du Maire: [...] Après avoir soumis votre requête au bureau municipal, j'ai le plaisir de vous informer que, lors de la prochaine séance publique du Conseil Municipal qui se tiendra le 18 fevrier, nous prendrons d'une part une motion appelant à la libération de Aung San Suu Kyi et d'autre part nous lui décernerons la citoyenneté d 'honneur.
La ville de BARBAZAN-DEBAT soutient la campagne 'Ma ville soutient Aung San Suu Kyi'
Retrouvez toutes les initiatives des villes de France en faveur d'Aung San Suu Kyi dans la rubrique ACTIONS / Campagne : 'Ma ville soutient ASSK'
AIDEZ-NOUS à relayer cette campagne
télécharger la lettre-type à envoyer à votre Maire ou un élu municipal: lettre_interpellation_élus (pdf) ; lettre_interpellation_élus (word)auprès de vos élus locaux !! Rapatriement forcé en Birmanie de 3000 Karens réfugiés en Thaïlande
4 février 2010 Demain, vendredi 5 février, commenceront les retours forcés en Birmanie de près de 3.000 citoyens birmans d’origine karen. Ces Karens avaient trouvé refuge en Thaïlande en juin 2009 après que leurs villages aient été attaqués par l’armée birmane. Le gouvernement thaï a officiellement déclaré que ces retours sont volontaires, il apparaît pourtant que les réfugiés sont soumis à une forte pression, tout en étant détenus dans des conditions difficiles dans deux camps temporaires, le long de la frontière birmano-thaïe. Au même moment, près de 2.000 Karens ont été déplacés de leur village d’origine au cours du mois de janvier 2010 suite à une série d’offensives militaires menées par les militaires birmans. Contexte En juin 2009 près de 3.000 citoyens karens ont franchi la frontière birmane et trouvé refuge en Thaïlande après des raids militaires dans le district de Pa’an (Etat Karen) menés conjointement par l’armée birmane et l’armée bouddhiste démocratique karen (DKBA), une milice karen à la solde du régime. D’un point de vue stratégique, il s’agit pour les généraux birmans d’affaiblir les zones contrôlées par l’Union nationale karen (KNU) mais aussi de prendre le contrôle sur la région frontalière et du lucratif commerce transfrontalier qui s’y déroule, tout en limitant les flux d’information à destination de la Thaïlande, en particulier les informations concernant la situation des droits de l’homme dans l’Est de la Birmanie. Ces attaques et les déplacements forcés de population qu’ils ont engendré ont conduit l’Union européenne a émettre un communiqué officiel le 12 juin 2009 et à noter « avec beaucoup de préoccupation l’offensive de plus en plus importante menée par l’armée birmane et ses alliés contre l’armée karen de libération nationale (KNLA), qui a provoqué l’exode vers la Thaïlande d’un grand nombre de civils fuyant le conflit dans l’Etat kayin/karen. » Parmi ces 3.000 réfugiés, près de la moitié avait déjà subi un premier déplacement forcé, et vivait dans des camps temporaires sous la protection de la KNU. Lors d’une mission de terrain en janvier 2009, Info Birmanie avait pu se rendre dans l’un de ces camps, le Ler Per Her camp, où les conversations avec quelques unes de ces personnes déplacées avaient clairement établi les multiples violations dont elles avaient été victimes, et qui avaient causé leur déplacement forcé. A leur arrivée en Thaïlande, les autorités thaïes n’ont pas autorisé les réfugiés à rejoindre les camps de réfugiés installés le long de la frontière et dans lesquels les réfugiés ont accès à de la nourriture, à l’éducation et à des soins. Ces réfugiés ont été placés dans deux camps temporaires, Nong Bua et Mae U Su, où les conditions de vie se sont révélées très précaires. Si la Thaïlande a opté pour une position plutôt clémente à l’égard des réfugiés birmans au cours des vingt dernières années, en autorisant par exemple la création de plusieurs camps de réfugiés sur son territoire, elle n’est pour autant pas signataire de la convention de 1951 sur les réfugiés. Le 13 janvier 2010 lors d’une réunion officielle à laquelle participaient l’UNHCR (office des nations unies pour les réfugiés), des organisations humanitaires internationales, et des officiels thaïs, les autorités thaïes ont abordé la question des 3.000 réfugiés et du camp temporaire, proposant à ceux qui souhaitent un retour volontaire de les aider à rentrer en Birmanie, et de reloger les autres familles dans le camp de réfugié principal de Mae La. La position des autorités thaïes a depuis évolué vers une solution plus radicale, à savoir le retour progressif en Birmanie de l’ensemble des réfugiés. D’après les informations dont disposent les organisations birmanes venant en aide aux réfugiés et déplacés birmans, les premiers camions militaires arriveront au camp de Nong Bua le 5 février et emmèneront une première vague de soi-disant ‘volontaires’ jusqu’à la frontière birmane : cela concernerait environ 30 familles. Les déportations devraient continuer durant les dix jours suivants, jusqu’au 15 février. Cette décision des autorités thaïes intervient au moment même où le régime militaire birman continue de mener une campagne militaire très violente dans les régions de l’Est du pays. Au cours des dix derniers jours du mois de janvier, une série d’attaques dans les districts de Toungoo, Mutraw, Papun et Nyaunglebin (Etat Karen) a conduit plus de 2.000 civils karens à fuir dans la jungle pour échapper aux attaques militaires et aux autres sévices imposés par l’armée birmane (travail forcé, viol, …). Le caractère à la fois généralisé et systématique des attaques du régime birman à l’encontre des minorités ethniques est désormais reconnu par plusieurs agences de l’ONU, dont le rapporteur sur les droits de l’homme en Birmanie, et les organisations de défense des droits de l’homme n’hésitent plus à parler de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Dans ces régions, plus de 1 million de personnes ont été déplacées de force et 3.300 villages ont été détruits au cours des quinze dernières années.
Au cours des dix-huit derniers mois (juillet 2008-décembre 2009), les opérations militaires du régime birman ont engendré le déplacement forcé d’au moins 118.800 personnes dans l’Est de la Birmanie. L’augmentation des déplacements forcés est indubitablement liée au calendrier politique et à la tenue d’élections générales en 2010 : imposant la reddition totale à tous les groupes ethniques armés avant la tenue du scrutin, l’armée birmane a en conséquence accentué la pression dans les régions shan, kachin et karen. Extrait de la déclaration de la Présidence de l’Union européenne – 12 juin 2009 Source: The Burma Campaign UK (BCUK) Source : Karen Women Organization (KWO) D’après Surapong Kongchantuk, vice-président du Sous-Comité des Droits de l’Homme pour les minorités ethniques, les apatrides, les migrants et les personnes déplacées du ‘Lawyers Council of Thailand’, cité par le journal The Irrawaddy Source: Thailand Burma Border Consortium (TBBC), cité par Altsean-Burma.
Aung San Suu Kyi pourrait être libérée en novembre Communiqué d’Info Birmanie 10 décembre 09 A l’occasion de la journée mondiale des droits de l’homme, près de 450 députés du monde entier appellent le conseil de sécurité de l’ONU à enquêter sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Birmanie 442 parlementaires issue de 29 pays ont décidé d’interpeller le Conseil de Sécurité des Nations unies et demandent l’ouverture d’une enquête internationale sur les crimes contre l’humanité et autres crimes de guerre commis en Birmanie, et demandent la mise en place d’un embargo mondial sur les armes à destination du régime militaire birman. lire le communiqué : CP_09.12.10 Liste des parlementaires français ayant signé l’appel: liste_signataires
article dans Le Monde sur la requête d'Aung San Suu Kyi à propos de son assignation à résidence: le_monde_la junte birmane va examiner la requete d'assk_4dec09 article dans Libération sur U Win Tin: liberation_win tin l'indomptable laché dans la junte_5dec09 Déclaration commune au sujet des élections de 2010 Appel à une véritable réconciliation politique avant les élections en Birmanie Le 7 décembre 2009 lire la proposition de réconciliation nationale (en français): élections 2010_dec09 lire la proposition de réconciliation nationale (en anglais) :7 alliances_proposal for national reconciliation_2009 liste des signataires:signataires
Article du journal Le Monde sur les Moustache Brothers:le monde_rire de résistance en birmanie_20.11.09 Reportage sur les enfants soldats dans Le Point: le point_reportage sur les enfants soldats Déclaration du Ministère des Affaires étrangères françaisAppel au Premier ministre birman à libérer tous les prisonniers politiques
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| Dernière mise à jour : ( 06-09-2010 ) |









